dimanche 29 mars 2015

Journée de la Francophonie 2015


Vendredi, le 20 mars 2015, les francophiles de notre école se sont réunis pour clore les activités déroulées durant la semaine dédiée aux activités de la Francophonie (spectacles, ateliers de création, lectures, séances de films etc.), auxquelles nombre de passionnés de français ont participé.
A cette occasion, élèves et professeurs de français de notre Lycée ont rendu hommage à la langue française et à la francophonie, par des chansons interprétées par quelques-unes de nos collègues talentueuses, par des poésies, des présentations  de la culture et de la civilisation francophones, de la promotion des livres de quelques écrivains contemporains, etc.
Une atmosphère agréable, comme entre copains. Tous heureux de parler français, de se sentir appartenir à une forte communauté internationale.
Remerciements à madame la bibliothéquaire, Lucica Iliescu, qui a gentiment aidé au bon déroulement de notre activité,  à Monsieur le Directeur, Florin Anastasiu,  qui a honoré de sa présence notre réunion et à tous ceux qui nous ont soutenus.

Comme d'habitude, nos profs de français: Elena Buric, Mihaela Raiciu et Gabriela Baciu ont été là, à nous encourager, dans cette merveilleuse aventure de la francophonie!



















vendredi 27 mars 2015

"Le Quatrième mur", Sorj Chalandon


          Paru en 2013 aux Éditions Grasset et récompensé cette même année avec le Prix Goncourt des Lycéens (et retenu, entre autres, sur la liste courte de quinze livres en course pour le Prix Goncourt), « Le quatrième mur » est le récit saisissant d’un rêve. Même maintenant quand je suis en train d’écrire cette chronique, je ne peux pas du tout m’empêcher d’y penser ; tous les événements présentés dans ce roman se mélangent dans ma tête et forment un tourbillon des sensations diverses. Sorj Chalandon, reporter de guerre et rédacteur pour « Libé », ayant visité maintes zones conflictuelles, engage son expérience afin de créer l’impossible : trouver l’équilibre entre le style concis des journalistes, nécessaire en définitive pour relater cette histoire, et le style métaphorique spécifique aux écrivains
          Qu’est-ce qu’on pourrait trouver de plus beau, de plus déchirant que la tentative courageuse et sublime de quelques jeunes de monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth ? D’y rassembler ( au milieu de la guerre, des fusils et du sang qui coule incessamment) un groupe d’acteurs, ennemis dans la vie, « collègues » pendant deux heures, pour apporter la paix. Une seule représentation : le 1 octobre 1982.Ni plus ni moins. Un rêve. Une utopie capable de percer les murs (même le quatrième, en l’occurrence), un vrai « trêve poétique ». C’était tout à fait incroyable. Chalandon combine habilement la narration pure avec la poésie, et le résultat est exceptionnel ; il existe des moments superbes, comme celui où, pendant les coups de feu, en attendant la mort, un leader libanais commence à réciter un poème d’Hugo... Son style est presque impeccable, la guerre est minutieusement décrite à l’aide de la perception globale : vue, odorat, ouïe, etc. Les images sont poignantes, elles vous envahissent. La crainte règne partout et les moments de tranquillité sont encore plus inquiétants. Georges, le héros du roman, rencontre, à mesure qu’il s’aventure au cœur de Liban, des personnes inoubliables. Et, en plus, la transformation de ses états d’âme est presque brutale.  
          À mon avis, l’insertion de la pièce de Sophocle dans l’histoire est une merveille, une astuce de génie. Faire du théâtre parmi les ruines, entourés par tant de souffrance, essayer de tirer un signale d’alarme, c’est de la vraie folie. Une folie, quand même, incroyablement touchante, magnifique. Et le début du livre, sur le fond des manifestations des années ’70 à Paris, est toujours ravissant. Il n’y a pas de place pour les fameuses brasseries, pour le ciel ensoleillé de Paris, pour la tendresse. L’univers est dur, il faut se battre pour survivre. Être artiste dans ces temps-là représente ce qu’il y avait de meilleur chez les gens. Cela signifiait que la lutte n’allait pas cesser. La lutte pour la liberté.
          Ce livre n’est pas exactement un roman autobiographique. Néanmoins, une certaine ressemblance entre Sorj et Georges existe sans aucun doute (il suffit de regarder les noms…). Être acteur  de théâtre ou de guerre – la différence n’est pas si grande. Bien que les atrocités, le choc, les réactions perçues d’une manière organique, sensorielle, soient extrêmement détaillés, ce qui reste à la fin du « Quatrième mur » est l’espoir. L’espoir d’une meilleure vie, d’un monde où « l’amour est plus fort que la haine ». « Ayez confiance ! », nous dit Chalandon.   Ayons-en !

                                              Victor Morozov -  Xème C

mardi 21 octobre 2014

Nous revoilà embarqués! Félicitations à nos collègues les plus méritants et bonne chance à tous pour cette nouvelle année scolaire!

Salut tout le monde! 

Selon le rythme dont on publie sur ce blog, on dirait que rien ne se passe par ici...
Rien de plus faux, mes amis!
C'est vrai, à peine un mois de cours de cette année scolaire et déjà fatigués... 
Non? Pas d'accord? 
Très bien! Toute l'équipe vous souhaite une année scolaire inoubliable! Je sais, un peu tardif le souhait, mais mieux vaut tard que jamais...

Vous le savez déjà, l'année précédente a été excellente pour la plupart de nous. Beaucoup d'activités, de compétitions (sportives, culturelles, scientifiques).
Comme d'habitude, nos amis francophones nous ont rendus fiers!
Rappelons quelques succès de nos copains:

  • Premier Prix à l'olympiade nationale de français  - Victor Morozov (IX C)



  • Premier Prix au Concours national de traductions littéraires  - Ioan Suhov (X F)




Une autre excellente nouvelle est que Victor Morozov,
 ayant participé  au Concours International "Un voeu pour la planète", est l'un des lauréats de ce prestigieux concours 


Les prix ont été annoncés au siège des Nations Unies, en septembre 2014, lors de la commémoration de la Journée internationale de la Paix.

Félicitations, les gars!

D'autres concours nous attendent cette année aussi! Soyez nombreux à y participer!
Bonne chance à tous!

Et, qui sait, peut-être je serai lauréate moi aussi un jour...



La Coccinelle de service

samedi 14 décembre 2013

Lettre à Père Noël

 
                                     Victor Morozov - IX C
                                15 ans


Cher Père Noël,

Parce que le jour de la Nativité s’approche, j’ai décidé de t’écrire une lettre, car j’attends impatiemment la fin du premier semestre d’école. Décembre est un mois favorable pour réfléchir à l’année qui finit (les résultats à l’école, la joie d’être au centre de la famille, les endroits intéressants visités pendant l’été etc.) et, bien sûr, à l’année qui commence dans seulement quelques jours. Pour les chrétiens, c’est un mois très important – le moment où le Messie est né. 
Cher Père Noël, comme ton histoire bien compliquée nous le dit, tu as été près de ce lieu-là. Probablement, ton caractère est inspiré par Noël, qui a été bouleversé quand il a vu La Mère de Jésus, mais qui, un peu plus tard, est devenu un chrétien modèle et un saint. Oui, ton but, depuis ces années – là, a été d’aider les hommes pauvres et tu as fait cela comme un ministre de Dieu. Plus récemment, ta tâche a changé : tu es la personne qui vient dans tous les foyers du monde, partageant des cadeaux aux enfants sages.
Je sais que ta mission est bien difficile et, même si, il y a 100 ans, les enfants voulaient seulement une pomme, par exemple et, de nos jours, la tendance est de souhaiter plus, tu t’es débrouillé à merveille : ta hotte semble inépuisable. Oui, il est de plus en plus compliqué d’être en tous les lieux la même nuit, mais je crois que tu aimes « ton emploi ». Tu te prépares pour ce moment toute une année, notant tous les vœux des enfants, j’en suis sûr. Et je sais qu’il est douloureux pour toi de ne donner rien aux enfants malicieux, et tu essaies de laisser quelque chose chez eux aussi. J’espère que cette année aussi, comme d’habitude, chaque garçon et chaque fille recevra un cadeau, quoi que ce soit, en commençant par les pauvre, sans oublier les enfants sages du monde entier.
Pour moi, cette année a été bien remplie, avec toute sorte d’épreuves et j’ai eu moins de temps pour mes passions, pour les plaisirs de la vie. La neuvième est compliquée, mais c’est vrai : il est mieux de se préparer quand on est jeune pour avoir une vie agréable, malgré tout l’effort.
Dans l’espoir de ne pas trop encombrer ta hotte, je veux, bien sûr, de la santé, pour toute ma famille et une petite chose….ce que tu crois utile pour moi à l’avenir, car, de mon point de vue, j’ai toute les choses dont j’ai besoin et, même plus. C’est mieux de donner aux enfants qui n’ont pas tout ce qu’ils désirent. Joyeux Noël !

Victor


mercredi 4 décembre 2013

Lettre à un inconnu






IOAN SUHOV

X F

16 ans



Lettre à un inconnu

Il faisait très froid dans la ville; les lumières scintillaient doucement. Tout paraissait parfait dans le monde où personne ne parlait plus. Ce monde, étrange pour beaucoup de gens, le rendait content, lui. Cette situation d’être isolé ou, comme il disait, „isolé par choix”, semblait très curieux pour sa famille.
Il était toujours un mystère pour ses amis, qui ne pouvaient pas comprendre les raisons pour lesquelles il refusait de connaître de nouveaux gens ou de lier des relations d’amitié. Et l’histoire commence ici, la journée après la fête de Saint Nicolas, quand notre héros, un homme entre 40 et 50 ans se dépêchait d’arriver à temps au boulot. Bien sûr, quand on a dit qu’il était isolé, vous ne devez pas penser aux moines qui renoncent à la société pour se vouer à Dieu, mais vous devez penser à un cas bizarre, d’un homme qui n’éprouve pas la joie de vivre, même s’il a tous les motifs  d’être heureux ou de devenir très facilement plus heureux.
Pendant le  voyage au travail, il pouvait observer de sa petite fenêtre de train comme la neige comblait tout: les rues, les maisons, les carrefours et toute cette blancheur l’intriguait énormément car son âme froide ne lui permettait pas de les comprendre au sens spirituel.
Après être arrivé à l’emploi, les observations du matin ont été temporairement oubliées vu le travail machinal. Le soir, dans son bureau, qui était au dernier étage d’un grand bâtiment d’affaires, sur son pupitre,  il a trouvé une lettre.
Le message de la lettre était très court : „Joyeuse fête de Saint Nicolas !”, ces lettres étant écrites en rouge sur une petite photo avec un paysage citadin où des enfants jouaient heureusement dans la neige. À l’instant, il a mis cette lettre dans sa serviette de travail sans lui accorder  de l’importance, comme si c’était un simple document professionnel.
En arrivant à la gare, il a senti encore une fois le froid et il a levé les yeux pour voir l’horloge et compter combien de temps il y avait encore jusqu’à l’arrivée du train.  Enfin, il est allé dans son compartiment  où deux  autres hommes attendaient fatigués leur arrivée à la destination.
Tout à coup, il est entré dans un état de rêverie. Il a vu et revu tous les moments où il était heureux, tous les moments avant cet emploi, tous les moments où il se sentait vraiment bien. Après, il a regardé plus qu’une fois la petite lettre de félicitations. Comme si une autre personne était entrée dans son corps, il a  crié „Oui, je serai heureux !”. Pour quelques secondes, ses compagnons de train l’ont regardé comme s'il était un fou, mais leur intérêt est très vite disparu.
Il réfléchissait : „Quoi que je fasse et quoi que je travaille, la vie sans bonheur n’a pas de sens »
A ce moment-là, il s’est réveillé et il a constaté qu’il avait rêvé en regardant un film de la saison de fêtes.  Il a fait la connexion entre le sujet de ce film et son rêve, mais la véridicité du deuxième était en train de le rendre encore plus soupçonneux.
Et on peut dire que cette suspicion ne le quittera plus pour beaucoup d’années, dorénavant.
Il avait traité ce rêve comme une mise en garde pour ce qu’il avait pu devenir. Ce rêve a été comme un ange gardien, mais dans son cœur il  a reconnu les mérites de son patron, le très bon Saint Nicolas, qui lui a offert un des plus grands cadeaux de sa vie : une prémonition qui le garderait de devenir un homme dont la vie est subordonnée à l’argent.
Pour remercier, chaque année il choisit au hasard des adresses qu’il voit dans ses promenades, il écrit un message simple mais de tout son cœur :„Joyeuse fête de Saint Nicolas”,  il envoie aux gens inconnus des cartes de vœux pour que la même joie que celle ressentie dans son rêve les envahisse et les protège.



jeudi 21 novembre 2013

L'Arbre




BIANCA DRAGOMIR

XIF

17 ans




L’Arbre

     Les plus belles choses peuvent se multiplier par 2 ou 3 , par dizaines ou centaines , changer en beaucoup de fleurs , de couchers de soleil , d'arcs-de-ciel , frères , de sœurs , d’amis , mais seulement une enfance , celle qui va s'étendre sur des années , couronnera notre vie d'une aura magique.
      Nombreux sont ceux qui aveuglés par beaucoup d'autres choses, regardent la vie avec tristesse, ceux qui courent après l'argent et oublient d'aimer leur familles, ceux qui assoiffés de pouvoir et contrôle, oublient de chercher le souffle de la nature et d'en profiter.
     L'enfance, c'est le moment le plus beau de la vie d'un homme. En se souvenant de son enfance, l'homme redevient pur, beau, gai, avec la force de donner des ailes à l’imagination, de créer un univers où tout est possible, où l'âme demeure enrichie de précieux souvenirs.
     L'évocation de l'enfance pousse l'homme mûr à oublier ses pleures, à pouvoir rire et aimer, à jouir pleinement de son expérience et de la beauté de la nature.
     Même si cette vie éphémère nous este donnée à nous, les humains, il ne faut pas la laisser s’écouler, juste pour profiter de ses petites choses, mais il faut prendre le temps de chérir l'une des plus empiriques valeurs humaines, les souvenirs de l'enfance.
    La connaissance existe en toute chose. Le monde est une bibliothèque dont les livres sont les pierres, les feuilles, l’herbe, les fontaines.
    Cela a été la devise selon laquelle on m'a élevée depuis que j'étais petite. Donc, tout mon être est né et a vécu dans la nature rudimentaire et amorphe , que j'ai traitée et métamorphosée , grâce à mon esprit vif .
     Dans ma mémoire est restée bien gravée ma première visite au chalet des mes grands-parents, petite et intime, détails d'ailleurs sans importance pour moi , à ce moment-là.
     Je n'ai jamais su pourquoi je me suis trouvée à cet endroit-là. N'importe quelle ville, voiture ou maison s'évanouissait devant à ce qui allait se passer, mon prochain coin de paradis, portant le nom du jardin de ma grand-mère.
    Je suis restée-là, jusqu'a la rentrée des classes, tous les jours autour de lui, de l'immense arbre qui ombrageait de pré derrière lui. Puis, chaque été je l'ai vu pousse plus majestueux et imposant, me donnant encore plus d'ombre à mesure que les étés devenaient plus brillants.
     Sous sa couronne, j'ai écrit les premiers poèmes, essais, récits, lettres d’amour, rédactions de fin de l'année.
     Je me souviens de la première phrase que j'ai composée à son ombre :" Ne manquez jamais l'occasion de voir la beauté, car c’est l'autographe de Dieu, sa senteur mystérieuse.”
     Tant d'amour et de pureté m'inspirait ce coin de féerie, qui je pouvais tout oublier , même le fait que dans le monde il y a , peut-être , des gens qui se moquent de leurs semblables avec des gestes grossiers, des gens qui diffament les autres par des gestes ignobles et méprisables.
    Il n'y avait que moi et la nature dans une parfaite osmose à travers ce que j'appelle un double végétal, un alter-ego.
     Chaque jour je me réveillais, je l'admirais et mon esprit commençait à chercher de plus en plus la beauté de la nature, à aimer l'herbe qui touchait les plantes de mes pieds et le bruit de l'eau des ruisseaux.
     La brise parmi les feuilles des arbres a été ma musique préférée et l'image des champs m'a réconfortée plus que les images des gens.
    J'ai appris ensuite à suivre les traces de l'arc-de-ciel pour sortir du brouillard le plus dense et à suivre aussi une chanson pour sentir la pulsation de la nature.
    Je ne vis que pour sentir de beauté de la nature, le reste n'est qu'une attente.